Je ne voulais pas que mes enfants me ressemblent

Attention, séquence émotions, séquence révélations et confidences. Bon, je me marre mais cet article me trotte dans la tête depuis un moment et je me dis qu’aujourd’hui est le bon moment pour l’écrire.

J’ai déjà évoqué cette notion de inné contre acquis dans mon post “A-t-on les enfants que l’on mérite” et j’en étais arrivée à la conclusion que cette phrase était beaucoup trop simpliste, qu’il y avait beaucoup de facteurs expliquant la personnalité des enfants.

Mais il est clair que nous, parents, avons notre part de responsabilité et pas seulement via l’éducation que nous inculquons à nos enfants. Il y a aussi nos gènes, notre propre personnalité.

Un enfant est notre propre miroir

Révélation: je n’ai pas confiance en moi. Je n’ai jamais eu confiance en moi. Quand j’avais 20 ans et que toutes mes copines étaient sûres de vouloir des enfants, moi je préférais siroter des mojitos. (clin d’œil à mon livre “Peut-on dire la vérité sur la maternité sans faire chuter le taux de natalité?” disponible en cliquant ici). Et l’une des raisons principales expliquant mon hésitation à devenir maman était mon manque de confiance en moi.

Je n’ai jamais eu d’assurance, ni sur ce que je valais, ni sur mon physique. Pendant toutes mes études, j’ai douté. Je ne me suis jamais trouvé jolie. J’ai toujours cru que ce manque de confiance en moi venait de mon enfance, manquant de mots d’amour et de bienveillance. Les bases n’étant pas là du départ, je pensais que je n’avais jamais su trouver cette assurance malgré tous les compliments, les succès, la gentillesse amassés par la suite tels de précieux trésors .

Mes enfants ne seraient pas comme moi

Je m’étais fait cette promesse: mes enfants ne seraient jamais comme moi. Ils auraient confiance en eux parce que nous, leurs parents, serions là pour les encourager, les entourer d’amour et de confiance. Ils auraient ce que je n’ai pas eu enfant et leur épanouissement serait total et fort.

Seulement voilà… Tout ne s’est pas tout à fait passé comme ça.

Numérobis, 4 ans tout juste:

Je ne veux pas dessiner car mes dessins sont nuls et je suis nul

Rien qu’en mettant cette phrase par écrit, mon cœur se serre. Je n’arrive pas à croire que mon fils puisse dire et penser cela. En ce moment, il pleure tous les matins pour aller à l’école car il a peur de ne pas y arriver alors que la maitresse le complimente et trouve qu’il s’en sort très bien. Nous l’encourageons, le complimentons, l’accompagnons du mieux que nous pouvons, rien n’y fait.

Mon seul espoir est de voir l’évolution de Junior qui était à peu près pareil au même âge et qui est aujourd’hui bien mieux dans ses baskets.

Ma vieille copine, la culpabilité

Toc, toc. Qui est là? Ta vieille copine! Laquelle: la cellulite? La graisse? La peur? La fatigue? Ah non, la culpabilité! (Oui, j’ai beaucoup de meilleures amies! j’ai de la chance)

Je culpabilise… le leitmotiv de Maman4.0. Je sais que ça ne sert à rien mais quand je vois mes garçons douter d’eux-mêmes, je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle avec mon manque de confiance à moi.

Mais tout cela me fait aussi relativiser ma propre enfance et me déstabilise. Moi qui blâmais mes parents, je me dis que j’ai peut-être été trop dure avec eux. Certes, ils ont fait des erreurs mais finalement, ce manque de confiance n’était-il pas profondément ancré en moi?

Ces questions me viennent à l’esprit:

  • jusqu’à quel point devons-nous respecter la personnalité de nos enfants et quand devons-nous les ‘bousculer’ un peu, pour les aider? Exemple: Junior n’est pas un compétiteur dans l’âme (surtout en sport). Faut-il le pousser un peu pour l’aider à dépasser ses peurs?
  • comment aider mes enfants à avoir confiance en eux lorsque je n’y arrive pas toujours moi-même? Je fais en sorte de ne pas dire de choses négatives sur moi devant eux mais le sentent-ils quand même?
  • pouvons-nous lutter contre ce qui est inné?

Vous avez 2 heures. Bon courage!

1 Comment

  1. Je crois qu’il y a dans tout ça un peu des deux, il y a définitivement une part d’inné, contre laquelle même adultes on a bien du mal à lutter ; mais par dessus ça, nos influences, de par notre environnement, nos rencontres, nos expériences, renforce tel ou tel trait de caractère. pas facile dans tous les cas de réussir à influencer nos inclinations naturelles!

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